Noël en Provence
De la Saint Barbe au Gros Souper mariant plats maigres et treize desserts, la plus ancrée et respectée des traditions provençales est, à n'en pas douter, Noël.
Le 4 décembre, c'est la Sainte Barbe.
En présage de prospérité, on ensemence trois coupelles de blé ou de lentilles dont les germes verts viendront orner la table du Gros Souper.
Toute la famille installe ensuite la crèche qui trônera généralement dans le salon jusqu'à la Chandeleur.
La veille de Noël, la soirée débute par la cérémonie du cacho fio, soit celle de l'embrasement de la bûche.
Alors, on peut dresser la table.
Trois nappes blanches, trois bougies et trois coupelles en hommage à la Sainte Trinité et la plus jolie vaisselle, sans oublier le couvert du pauvre.
Arrive alors, la ronde des sept plats maigres qui rappellent les chiffres des sept sacrements : morue, brandade, escargots, muge (mulet), chou-fleur, frisée, raviole.
Puis la farandole des treize desserts en mémoire du Christ et de ses apôtres : les quatre mendiants (en souvenir des ordres des religieux : raisins secs, figues, amandes et noix), nougats blancs et noirs, confiture et pâtes de coing, pistoles (prunes séchées) fruits de l'année conservés dans de l'eau-de-vie, oreillettes, dattes et bien sûr, la fougasse (pompe ou gibassié), que l'on déchire surtout à la main pour ne pas s'attirer les foudres !

Par Couleur Didine, Samedi 2 Decembre 2006 à 18:26 GMT+2 dans Contes et légendes (article, RSS)
, j'aurais presque envide fêter Noël, surtout au niveau des desserts! Je salive à l'idée de déguster des pâtes de coings 







